D’une œuvre éphémère à un collectif durable

2019, It’s hot

Tout commence avec It’s hot, une installation artistique monumentale réalisée en 2019 à la chapelle Nagelin, à Bex, à partir d’une photographie du glacier d’Aletsch prise en 2016. À travers cette œuvre, Laurence Piaget-Dubuis, artiste et formatrice, interroge les bouleversements climatiques et notre relation à l’environnement. Dès la conception de l’installation, une réflexion accompagne le projet: comment permettre à cette immense bâche imprimée de poursuivre son existence sous une autre forme?
L’enjeu est d’éviter deux contradictions: conserver indéfiniment l’œuvre dans un dépôt ou la voir devenir un déchet après l’exposition. Plutôt que de figer l’œuvre dans sa matérialité, la volonté est de prolonger son histoire en transformant cette matière en objets utilitaires.

La seconde vie de la matière est ainsi envisagée dès sa première utilisation.

2022, Retrouver du sens global par du savoir-faire local

Au lendemain de la pandémie, plusieurs jeunes se réunissent autour de Laurence à la recherche de sens et de nouvelles perspectives. Dans son atelier d’artiste, avec une première machine à coudre industrielle achetée d’occasion, le groupe commence à expérimenter la transformation de matériaux. Les premiers sacs et accessoires prennent forme. Il faut apprendre à découper, à coudre, à comprendre les matières et à accepter les erreurs. Personne ne vient du métier de la couture industrielle. Les compétences métiers se construisent progressivement, au rythme des expérimentations et des rencontres.

Faire ensemble devient une manière de retrouver confiance dans notre capacité à agir.

2024, De l’expérimentation à l’entreprise

Au fil des projets, l’envie de continuer grandit. Les objets se perfectionnent, les techniques s’affinent, les machines neuves se multiplient et les premiers clients confient à Givré des demandes de plus en plus spécifiques. Ce qui était une expérience collective devient progressivement un atelier de conception et de fabrication. En juin 2024, Givré est inscrit au Registre du commerce du Valais sous la forme d’une société en nom collectif (SNC). En 2025, le collectif dispose de son propre atelier à Vétroz dans les bâtiments Bio fruits, consacré à la conception, au prototypage et à la fabrication de pièces uniques et de petites séries.

L’entreprise est née de notre volonté de poursuivre ce que nous avions commencé ensemble.

2026, Une conviction qui nous rassemble et nous anime

Dès le départ, l’ambition de Givré est de créer des objets utiles, esthétiques et résistants. Le réemploi permet de prolonger la vie de matières existantes, mais notre engagement va au-delà de leur transformation. Nous souhaitons contribuer à l’évolution des pratiques de conception et de fabrication, en associant créativité, durabilité, transmission des savoir-faire et production locale. La dimension sociale, présente dès l’origine, reste essentielle: relever des défis ensemble, croiser les générations et les compétences, et mettre notre savoir-faire local au service des besoins concrets des entreprises.

Aujourd’hui, notre défi est de faire vivre économiquement cette aventure.

L’ÉPHÉMÈRE DEVIENT UTILITAIRE
L’UTILE DEVIENT INTEMPOREL

Givré SNC: Joanny, Miranda, Maxime et Laurence

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